C'est décidé, je me considère autrement grâce à la CNV!

C'est décidé, je me considère autrement grâce à la CNV!

 Autrement dit : Du bon usage de la Communication NonViolente (CNV) appliquée à soi-même

« Charité bien ordonnée commence par soi-même », dit l’adage populaire.

Ou encore l’enseignement de Jésus qui invite à aimer son prochain comme soi-même.

Alors si vous vous demandez par où commencer avec la CNV, la réponse est : par vous-même. Pour être en mesure, ensuite, de l’offrir à un.e autre, en relation. D’abord se pacifier. Et encore avant, à la source, s’aimer. Cet amour vous mettra en paix.

S’aimer… c’est-à-dire ? La CNV est une spiritualité en action, très concrète. Car l’amour ne se décrète pas et le mode impératif ne lui sied pas : Aime ! Aime, je te dis ! Mais on peut créer les conditions qui vont faciliter sa manifestation, ce que la CNV permet. Apprendre à parler, à penser autrement, se déconditionner. Cela demande un ré-apprentissage pour revenir à l’amour originel, à la Source.

Voici en préambule ce que la CNV et mon cheminement personnel m’ont permis d’intégrer sur l’amour de soi :

1 - Je change le regard sur moi et donc je prends conscience de mes automatismes de langage et je me parle autrement. Je ne me ferai pas complice de la violence ordinaire. Je deviens la mère, le père que j’aurais aimé avoir, enfant. 2 - Je ne laisse personne me définir, m’enfermer dans une identité ou me juger… personne, à commencer par moi-même. 3 - Je me relie à mon être et écoute ce qui se passe. Je suis consciente de ce que je vis et je choisis quand, à qui, et comment le partager. J’ai droit au silence. 4 - Je ne me tourmente plus avec la réalité de ce qui est. Ce qui est est. Mais si l’expression « accepter ce qui est » crée une tension au début, avec des associations comme « passivité », « lâcheté », « impuissance », je le remplace par « écoute de ce qui est là » ou par « rester avec ce qui est là ».

Développons, non pas point par point, mais combiné ensemble et en faisant ressortir ce qui rejoint les 4 étapes du processus CNV.

Pourquoi se juge-t-on ? Pourquoi commente-t-on sans arrêt ce qui se passe au lieu de simplement le constater ? Le 1er déconditionnement concerne, pourrait-on dire, l’école du regard. Regarder ce qui est, revenir à cette tranquillité d’un simple constat. Essayez, c’est reposant. Dans les petites choses comme dans les grandes. Exemple, vous êtes seul.e, vous renversez un verre. Demandez-vous si vous faites partie de ces personnes qui vont commenter, juger parce que cela vous vient, parce que vous l’avez tellement entendu et intériorisé : « Oh mais, quelle andouille ! C’est pas possible d’être aussi mal en pattes! » Autre jugement, avec comparaison : Vous ramez un peu dans votre activité « Je ne sais vraiment pas m’y prendre, je devrais avoir plus de clients, c’est pas normal, ma copine Josiane y arrive très bien, elle ! »

Je vous invite à repérer cela, outre la dureté et le manque de compassion, les « C’est pas possible, c’est pas normal, je devrais, il faudrait… » C’est l’attitude n°1 que préconise Marshall Rosenberg qui a élaboré la CNV, c’est-à-dire des qualités d’être et de présence qui rendent la violence impossible. D’abord être présent aux faits, à ce qui est.

Ensuite être présent à soi, à ce que cela me fait, parce que je ne suis pas toujours aussi libéré.e que je le souhaiterais et que je ne vais pas me maltraiter non plus avec cette réalité. C’est le 2ème niveau de l’accueil inconditionnel de ce qui est. « Oh là là, mais comment je me parle ? C’est affreux, j’en suis encore là, je n’avance pas ! » Ce discours, c’est cela qui est, en plus de l’événement lui-même. Et si je n’ai pas de prise sur un événement extérieur, je peux en avoir sur ce qui surgit de l’intérieur. Comment faire ? Je constate dans quel état cela me met, ce que je m’en dis… C’est l’étape 2 : Se relier à soi, écouter. Le corps va me guider. Où suis-je touché.e dans mon corps ? Comment ? Quelle est l’émotion ? Peur ? Déception ? Honte ? Je prends le temps, je m’offre ce présent, je me rejoins dans cette part en souffrance en moi. Souvent l’écoute suffit, l’émotion se transforme par l’attention qu’on lui porte. Mais après cette écoute bienveillante, attentive, je peux continuer à me donner de la compassion, surtout quand je touche quelque chose de vraiment douloureux. Je peux imaginer et ressentir que l’on me prend dans les bras ou voir s’installer une douce lumière etc. N’imposez rien, laissez venir l’image, la sensation, une fois que vous êtes bien relié.e à vous. Prononcez les paroles qui viennent, réparatrices, de la bonne mère ou du bon père.

On touche ici à la 3ème étape du processus CNV car j’ai ainsi pris conscience de mes besoins : besoin de douceur ou de légèreté etc.

Avec cette conscience du besoin, on franchit une étape fondamentale à mes yeux, celle du retournement. L’émotion douloureuse pointait un manque, un creux. En contactant ce creux et en élargissant le regard par un accueil total, on découvre le plein que cela appelle et révèle. Si j’ai tellement besoin de douceur, si elle me manque (1er niveau de conscience), c’est que je suis déjà cette douceur (2ème niveau), car il ne nous manque que ce que nous avons déjà connu, d’une manière ou d’une autre. Et là, c’est toute notre beauté et mystère d’humain qui se révèle, au-delà de tout conditionnement.

4ème étape : Riche de cela, on peut revenir sur terre en se demandant : Qu’est-ce que je pourrais faire là maintenant, concrètement, pour nourrir ce besoin de douceur, pour me rendre la vie plus belle ? Prendre le temps pour qu’une réponse émerge depuis le centre de l’être, où vous êtes toujours depuis l’étape 2. Et faites-le. Ce doit donc être réaliste, réalisable.

 

En guise de conclusion :

S’aimer, c’est prendre du temps pour se rencontrer, se connaître et se laisser transformer, afin d’agir en conscience et responsabilité dans le monde, à sa juste place et avec joie.

S’aimer, c’est pouvoir rester avec soi, même avec des ressentis douloureux, gênants, c’est ne pas s’abandonner.

S’aimer, c’est sentir l’amour qui me traverse et me relie à tout être vivant, me fait célébrer la beauté.

S’aimer, c’est aimer, c’est retourner à la Source…

 

Evelyne Pellerin, psycho-praticienne

janv. 2020

 

Vous pouvez retrouver les informations concernant Evelyne Pellerin sur sa page Facebook, le CEP de Vie Cabinet Evelyne Pellerin ou sur le site www.evpellerin-psy-angers.com

 

 

 

 

 

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